vendredi 18 novembre 2016

GROS weekend sur Hienghène du 29/10 au 1/11

Bonjour les troubadours!

Mais oui! Profitons de ce weekend prolongé pour partir sur le nord de la grande terre!

Nous prenons donc samedi la direction de Hienghène, au nord est de l'île (Nouméa est au sud ouest). Il faut 5 heures pour atteindre notre destination.


Je voudrais, Mesdames, Mesdemoiselles, Messieurs, un tonnerre d'applaudissement pour la belle, la sublime, la majestueuse Poule de Hyenghène, emblème du territoire!

Côt-côt-côdac





Bon vent, Poule
 Nous avons réservé pour 3 nuits, du samedi au mardi dans une tribu.

La femme de la tribu nous assurant au téléphone "oui, oui le chemin est bon, pas besoin de 4x4", on se dit que c'est assez accessible...

Le chemin est certes accessible (même si en cas de forte pluie, notre 208 aurai trainé de la patte), mais nous avons quand même 50 minutes de chemin en terre à faire pour rejoindre la tribu.



Avec des pièges pour ralentir les voitures et éviter la poussière.



Nous arrivons sans encombre à notre destination. Nous rencontrons une dame qui nous accueille:

- Bon, il y a deux autres personnes qui viennent d'appeler et qui n'ont nulle part ou dormir et, comme il pleut, je les met avec vous dans le bungalow, ça vous va?

- Pas de problèmes Ginette! On est cool, on est swag!




Le petit faré ou nous pouvons manger, avec la cuisine derrière 
Le bungalow en question

C'est simple mais très propre

Nous allons boire un café et rencontrons donc les 2 hurluberlus avec qui nous devons partager notre 4 étoiles (Arnaud et Julie, un couple sur le territoire depuis 1 an avec qui nous avons super bien sympathisé :) ). Ils nous disent :

- Du coup vous n'aviez pas réservé? Vous deviez dormir dehors? On nous a prévenu pour partager la chambre. Pas de problème, on est cool on est swag!

Bon en réalité les chambres sont prévues pour 4 personnes, c'est un peu dommage de nous raconter n'importe quoi... m'enfin, pas grave. On profite de la soirée et du diner en compagnie d'Arnaud et Julie avec les produits de la tribu : riz, poulet, citrouille, igname, tarot, salade... Top! 



PAN! PAN! PAN! PAN! PAN!

C'est avec le doux son de 5 coups de fusil de chasse en guise de réveil que commence la journée. Les tirs étaient vraiment (vraiment) très proches. Flippant!
L'explication : il l'ont eu ce fucking cerf.

La femme de tribu demande par ailleurs à Chloé si nous pouvons profiter du fait que nous allons "en ville" (je dirais même une mégalopole) pour faire quelques courses. Elle nous file 5000 francs (45€) et une liste. Les gens se font confiance en brousse.

Direction maintenant la cascade de Tao!



Il faut emprunter le Bac pour traverser!


Il parait que quelqu'un s'est fait croqué ici il y a deux ans...
C'est rassurant!

La cascade vue d'en bas


Une petite 1/2 heure de marche


Ouai, on est arrivé!

Il est bon le sandwich?

Il est bon le sandwich!
On passe le midi à pic-niquer au pied de la cascade, on s'y beigne (un peu car c'est pas bien chaud).

On s'amuse toujours avec le retardateur.







On vous laisse admirer la flore locale.

"La tige serpentin"

"L'araignée rouge-gorge"

"Plustriobilidis-nakum"

"Le pistil du bonheur"

"La multifleur mitraillette"
Puis nous prenons le route pour la petite plage dite "du billet de 500".

Au début, on était déboussolés... pourquoi "plage du billet de 500" ???? J'étais, pour ma part, complètement ébaubi...

Chloé, elle aussi, éberluée


On nous a menti, il n'y a aucune feuille qui fait du feu
Après une semaine de recherche intense, on a compris!


C'était en fait L'ENCIEN billet de 500!!!! Dingue.

"L'ancien billet de 500... j'en reviens pas..."


Mais oui, c'est bien l'ancien billet! Stupéfiant!

Une aguicheuse


Il est content


Il est tout mouillé il est content

Il a un bâton car il a peur des requin il est content
 Retour à la tribu le dimanche soir, re-chemin, re-poussière.




Le soir nous re-mangeons à la tribu... il y a du cerf, comme par hasard.

A savoir que la viande de cerf doit être laissée au repos une semaine avant d'être mangée pour qu'elle soit tendre. Ce soir-là, j'ai l'impression de manger une semelle. Sinon le repas reste copieux... au top!

Le lendemain, en route pour Poindimié, 1h au sud de Hienghène, à 2 h de la tribu donc.


L'îlot Tibarama, avec ses remarquables pin coloniaux
(unique sur les ilots en NC)



Nous décidons de changer nos plans pour le lundi soir. Pour gagner du temps lors du retour, nous annulons la tribu et réservons un petit bungalow en camping, sur Poindimié.

La chiron OKLM sur sa chaise

Mardi matin, nous prenons un taxi-boat pour l'ilot Tibarama. Juste avant d'embarquer, il se met à pleuvoir... on hésite, on y va quand même...

Heureusement, le temps se dégage peut à peut.






Le retour de Jo le Bulot

L'aventure en foret tropicale


Sur les ilots, on se retrouve facilement seul. Par exemple sur celui-ci, nous n'étions pas plus de 15 personnes.


Et c'est VRAIMENT dépaysant!





La vie est belle!

Weekend terminé!

Sur le retour, nous apprenons qu'un événement grave a eu lieu sur Nouméa (il y a trois semaines donc, car nous sommes un peu en décalage sur le blog ^^). Un gendarme à tiré sur un jeune Kanak évadé de prison qui tentai de foncer sur les forces de l'ordre à bord d'un fourgon volé. Suite au décès du jeune homme, les habitants de Saint-Louis (tribu du jeune et lieu de l'accident) ont bloqué l'accès à la route (qui est un passage obligé pour rejoindre la partie sud du grand Nouméa) et mis feu à une cinquantaine de voitures volées le long de cette route.

Depuis, des événements ont lieux quasi tous les weekends, essentiellement des blocages et des altercations avec la police.

Tout ça pour vous dire que, même si la Nouvelle Calédonie est un endroit paradisiaque, nous sommes sur une île colonisée. Et, essentiellement sur le grand Nouméa, le clivage entre les métros ou zoreilles (nous), caldoches (génération issue de la colonisation) et kanaks se fait ressentir. Il n'y a pas vraiment de mélange dans la vie privée et, même si les relations quotidiennes sont, je trouve, bonnes en général, il est difficile de se mélanger. Dans mon boulot, on me dit souvent que je viens de "zoreilleland" sur le ton de la plaisanterie.

Cependant, un ami de Laurie & Adrien (nos BEAUX hôtes, ça faisait longtemps) venant des MAUGES (encore un!) et présent sur le territoire depuis à peu près 4 ans à réussi à complètement s'intégrer aux Vanuatais, il est même devenu "chef coutumier". Donc bon, avec de la patience et un peu d'humilité...

Aller j'arrête la touche sociale et, comme en France il va commencer à faire froid, que quand il fait froid on fait un bon feu, et que pour faire un bon feu il faut couper le bois de sa forêt :

TATA LES BUCHERONS!



mercredi 26 octobre 2016

Week end à Yaté

Encore un !

La météo annonçait un temps magnifique, nous sommes donc partis avec Camille, Basile et Raphaël, dans le sud de l'île sur la commune de Yaté. Dès que nous avons quitté Nouméa, les paysages sont devenus de plus en plus beaux, entre montagne et mer, on ne savait plus où regarder. 

  
Point de vue sur Yaté

Nous devions donc traverser la montagne pour arriver sur Yaté, après une bonne heure de route nous arrivons au camping Kwatea dans la tribu d'Unia. C'est un lieu magnifique avec plein d'arbre et un accès à la mer. Après avoir installé notre campement, nous partons pour une randonnée dans les hauteur de Yaté : le sentier de la route à horaire. 

Dans cet partie de la grande terre, le contraste des couleurs est très impressionnant, la terre est très rouge (type terre battue) donc le vert de la végétation et le bleu de la mer ou du ciel sont encore plus marqués.



L'équipe de choc ! (A noter : seulement Quentin ne tape pas la pose ! )


Bon nous avons pris la randonnée dans le sens inverse, mais finalement c'était plutôt bien puisque nous avons terminé notre promenade en longeant la rivière.





Après ces 3h de marche, nous nous sommes installés sur une plage pour prendre un apéro au coucher du soleil. Les bières étant chaudes, nous avons eu l'idée de génie de les mettre à tremper dans la mer. Sauf que... nous n'avions pas pensé que la mer pouvait elle aussi être quasiment aussi chaude ! Du coup, c'est avec des bières très tièdes que nous avons profité d'un super couché de soleil. Entre le hamac, les jeux de dés et de cartes, nous n'étions pas à plaindre (sauf, peut être Basile qui n'a jamais réussi à commencer le Walou..., appelé aussi Zilch ou Zloutch ici) ! 




Après une bonne nuit de sommeil, nous repartons sur la route pour aller au parc de la rivière Bleu. Quentin et moi, on décide de le faire en vélo, Camille, Basile et Raphaël à pied. 
Et là, la bonne idée, a été de louer un tandem ! Nous partons donc explorer les chemins de ce parc sur notre 2 roues pas tout à fait fiable mais fonctionnel.


On fait des petites pauses pour observer le paysage, ici la forêt noyée. On peut faire du canoë dessus, ce sera pour une prochaine fois.


  



On tombe également sur plusieurs espèces endémiques de la Nouvelle Calédonie. Dont des plantes carnivores un Cagou, espèce d'oiseau protégé, (il n'en reste plus que 1500 sur le territoire dont 700 dans ce parc) qui ne peut pas voler, il est donc menacé par de nombreux prédateurs...

D'autres petites bêtes bien moins sympathiques s'invitent à notre promenade également !


Après avoir bien pédalé, on décide de se poser au bord de la rivière pour pique-niquer et faire un plouf. L'eau était fraiche mais il faisait vraiment chaud donc c'était agréable.


Et là, sur le chemin du retour, en plein ascension et donc au maximum de notre effort physique et accessoirement au fin fond du parc.. la chaîne de notre tandem nous lâche....
Ce n'est pas dramatique me direz-vous ! Certes nous avons chacun un téléphone portable, sauf que aucun réseau à cet endroit... Après une quinzaine d'essaie et environ 2h d'attente, on rejoint une navette qui nous ramène à la voiture.



Nous rentrons donc à Nouméa après un super week end et plein de belles images en tête ! 
Prochaine étape ce week end avec 4 jours sur Hienghène (nord est de l'île) en tribu Kanak ! 

A très vite ;)